Leonel en Australie, c’est bien beau, mais pourquoi ?

Je ne suis plus étudiant, pas pour cette année en tout cas, et je suis parti sans boulot, sans appart, sans amis, pour passer un an (ou au moins 8 mois) à l’autre bout du monde (et accessoirement avoir un long été :) )

2000€ en poche (déjà entamés à Singapour…), une semaine « d’auberge de jeunesse » (qu’on appelle Hostel en Europe ou Backpacker en Australie) réservée, et puis on verra bien.

Pour rester un an dans un pays, vous vous en doutez, il faut tout de même un visa. Et si l’Australie voit débarquer autant de monde, c’est qu’ils ont fait ça bien : le Working-Holiday Visa (WHV), ou visa vacances-travail, permet aux jeunes de moins de 30 ans de partir pour visiter, mais également travailler, dans le but de payer le séjour sur place.

Histoire de s’assurer que tous ces petits nouveaux venus (ici appelés backpackers, comme les auberges de jeunesses dans lesquels ils restent) ne piquent pas non plus les jobs des Aussies (le petit nom des Australiens), le visa limite à 6 mois maximum la durée de travail pour le même employeur. C’était 3 mois avant, ils ont changé ça il y a quelques années.

Et puis, il faut dire aussi que tous ces backpackers qui veulent voyager et voir du pays, c’est une main d’œuvre facile : il y a des fruits à récolter de partout, à tous les moments de l’année, et il faut bien que quelqu’un le fasse. C’est pourquoi le Fruit-Picking, comme on appelle ça, est devenu le boulot le plus populaire des voyageurs. Et pour pousser les backpackers à faire du fruit-picking, le gouvernement autorise un renouvellement de visa (donc 1 an de plus sur le territoire) pour ceux qui ont fait au moins 3 mois de ce genre de jobs.

Pour obtenir le visa la première fois, rien de plus facile : un formulaire à remplir sur Internet, et pas de quotas quant au nombre de visas délivrés chaque année… Mais rien n’empêche les détenteurs d’un visa WHV d’occuper d’autres postes. Et autant que possible, j’avoue que j’aimerais éviter le fruit-picking, même si j’en ferais surement un peu histoire d’essayer.