Jeudi prochain, aux alentours de midi, je devrais poser le pied en Irlande pour la première fois.
En attendant, il me reste un sac et un carton à préparer, une liste assez longue de trucs à faire "voir X", "appeler Y", "acheter ça", "rendre ci à Z", et au final il y aura sûrement 12 000 trucs que j'aurai oublié. Je vois d'ici le "Ehhh merde" une fois dans l'avion...
Sinon, j'ai mon logement; je vais habiter dans une espèce de résidence universitaire privée puisque l'Athlone Institute of Technology, la fac dans laquelle je serai n'a pas de chambres U.
Ca s'appelle Wellmount Student Village, ça semble constitué de petits blocs de 2 ou 3 apparts de 2 à 4 chambres chacun.

Je reste donc en coloc, comme à Corte. Par contre j'ai demandé au manager si il était possible de ne pas être avec des français, histoire de ne pas me retrouver à parler français chez moi (je pars pour la licence mais aussi pour améliorer mon anglais quoi
). Apparement ça ne devrait pas poser de problème, d'après ses propos.
Rester avec des français, c'est d'ailleurs la seule chose qui m'inquiète un peu pour ce séjour.
Au Québec, j'ai rencontré par hasard Anthony, un autre corse avec qui j'étais au lycée, et on est restés entre nous (le nous comprenant également la chère Marine, ajaccienne qui venait du même IUT que moi). La langue était la même, donc sur ce plan là on a rien perdu, mais niveau rencontres c'est vrai que ça a pas trop aidé.
Au final, le moment où j'ai fait le plus de rencontres a été la dernière semaine, quand Antho était parti. La diaspora c'est sympa, mais ça crée une petite bulle pas très propice aux nouvelles connaissances.
Pour l'Irlande, je pars seul. Il y a deux autres cortenais que je connais vite fait qui partent au même endroit, mais je n'ai pas l'intention de rester avec eux, du moins pour le début.
D'après la plupart des blogs sur lesquels je suis passés, les Erasmus ont tendance à tous rester entre eux. Etre avec des gens qui viennent de toute l'Europe, pas de problèmes, puisqu'il faudra forcément parler en anglais.
Seulement, si il ne s'agit plus ici de diaspora, il y a quand même une espèce de bulle. La bulle des internationaux, la bulle Erasmus.
Je ne compte pas éviter celle-ci, parce qu'elle sera surement riche en rencontres, mais j'aimerai aussi avoir quelques ami(e)s Irlandais(es)...
Je pars donc dans l'optique de jongler un peu entre les groupes, histoire de ne pas répéter les mêmes erreurs qu'au Canada.
Reste à voir si ça marchera comme je l'imagine. En attendant, le temps sur mon île me prépare déjà à l'Irlande...