france-irlande

Avant hier. Levé à 6h30, je n’ai que très peu dormi de la nuit, bien que je me sois couché tôt. L’excitation du départ, sans doute. 7h30, en route pour l’aéroport de Marseille Provence, Hall 1 – International. Finalement arrivé à 8h15 au lieu des 9h prévus (mon vol est à 11h, et comme il faut se pointer 2h plus tôt pour l’enregistrement…). Je patiente donc avec mon padre entre des passagers pour la Tunisie, Montréal (en essayant de capter un petit accent pour la nostalgie) ou Francfort. En face de moi, des Irlandais qu’on reconnaît aux taches de rousseurs, à leur anglais accentué et aussi, avouons-le, à leurs écussons « Ireland ».

Après un petit déjeuner improvisé, je vais à l’embarquement, priant pour ne pas avoir trop de kilos en plus : je me suis chargé comme une mûle, alors qu’il doit faire 30°. J’ai 2 vestes avec les poches bien remplies sur moi, mes plus grosses chaussures aux pieds… et au moment de passer, on ne me demande rien 

Il est l’heure de dire au revoir au padre et à matata, pour passer la sécurité. Vite fait bien fait, me voilà derrière les portes après avoir montré mon passeport à monsieur l’agent, en patientant devant un Irlandais aux bras tatoués de tous les symboles que peut porter son île : drapeau, trucs celtiques, trèfle…

Je jète un coup d’œil au Duty Free, rien d’intéressant. J'attends à l'embarquement, entouré de roux.

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Dans l’avion, je suis à côté d’une famille de cons. Les gosses sont intenables, mais je m’en fous. Je dors un peu, et quoi qu’il en soit, je suis en train de partir pour l’Irlande. Rien ne peut me gâcher ça.

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L’aéroport de Dublin est assez bizarre. J’ai le sentiment d’arriver dans les année 80. A l'arrivée, il y a plein de vieux paillassons pourris, ça pue trop.

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Après avoir récupéré mes bagages et patienté un peu, j’ai écrit le petit billet précédent. A 14h30, je me dirige vers le bus qui doit m’amener à Athlone. Il y a 2 polonais, sûrement des Erasmus aussi puisqu’ils vont à Athlone. De l’autre côté de l’allée, il y a une superbe blonde. J’espère qu’elle va à Athlone aussi :p (finalement, elle descendra 2 villes avant moi :/ )

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Sur la route, je découvre un véritable cliché : tout est vert, il y a des moutons, le ciel est bas…Là encore, le sentiment d’être dans les années 80/90 est présent. Les villes des midlands semblent ne pas suivre le XXIème siècle. Il n’y a pas de grosses constructions, tout est encore assez sauvage. On voit bien que Vendasi n’est pas d’ici…

Et on conduit à gauche. Ca fait assez bizarre, même quand on est dans le bus. Une fois arrivé, je pars à pied avec mon sac jusqu’à mon logement, résidence Wellmount. J’ai appelé un taxi, mais il m’a dit qu’il serait là dans 35 minutes, je crois. Trop long.

Arrivé, j’attends un peu, la femme est occupée avec quelqu’un d’autre. Je croise Julien et Quentin, les 2 autres Corses. Il y a deux filles qui attendent aussi. Je crois qu’elles tentent de deviner d’où je viens. Et je fais pareil.

On me montre mon appart, 4 chambres, 2 étages. La mienne est sympa (et s’avérera être la mieux de l’appart). Mais sale. Très sale. L’ancien étudiant devait être un danois (il y a un autocollant sur le miroir). Et j’ai trouvé un slip à lui sous mon lit dégueulasse:/ Je passe l’aspirateur un peu partout. Des italiens sont arrivés à Wellmount, et en bons italiens on les entend. Une fois tout en place, je regarde ce qui manque et fait une liste pour aller faire les courses un peu plus tard, après avoir demandé mon « bed stuff ». La literie quoi.

J’achète de quoi manger pour ce soir, je suis pas très loin de la ville. C’est sympa. Ca à pas l’air super grand, mais quand même. Je vais au Golden Island, le centre commercial. C’est super cher, putain. Rien à moins de 1€ quasiment. Et à la caisse faut acheter les sacs. Comme chez nous. C’est bien pour l’écologie. Un type m’a proposé de remplir mes sacs. Je lui ai gentiment dit que c’était « allright , thanks » mais il m’a jeté un sale sguardu quand même.

Après 20€ de courses et 3 trucs à manger (des pâtes), j’achète une carte SIM pour pouvoir téléphoner ici, parce qu’avec SFR ça coûte assez cher au moindre appel (et en hors forfait, naturellement).

Retour à mon appart. Les bras chargés, c’est plus loin que je croyais. L’appart est décidément salasse. Et je suis toujours tout seul. Mes voisines (qui s’avèrent être les 2 filles qui attendaient à un moment) viennent me demander un truc à propos du lave vaisselle (et ouais, pas de vaisselle à faire mec !). On y comprend rien, mais c’est pas grave, on a fait connaissance. Avec leur coloc aussi, un italien qui s’appelle Francesco. Original !

Bref, je suis un peu crevé avec tout ça. Je flâne un peu, et quand enfin je me décide à faire à manger, la cuisinière marche pas. Putain. Je vais demander à ma voisine, qui me montre l’interrupteur à activer (un truc rouge, à côté d’indication en cas d’incendie). Je pensais que ça activait l’alarme.

Bon du coup je peux me faire mes pâtes, et pendant que je mange quelqu’un rentre. C’est Borja, mon coloc espagnol. Vu l’heure, je pensais que j’aurai personne et donc qu’il s’agirait d’Irlandais (qui rentrent lundi, et pas demain, comme les internationaux). Il à l’air sympa. On discute 2 minutes puis il repart avec ses autres potes espagnols qui viennent d’arriver.

Il a juste eu le temps d’aller pisser et de tout mettre sur la cuvette, le salaud. Fraca, je me brosse les dents, essaie ma carte SIM qui ne marche pas (le téléphone n’est pas débloqué, pourtant j’ai pris Vodafone et en France j’ai SFR… Je pensais que c’était pareil…). J’écris ça, et je vais me coucher. Mais en fait j’ai que la couette et l’oreiller, pas de draps. Du coup je vais dormir comme un péruvien. Ah, et il a plu un peu dans la soirée. L’Irlande…